Nos amis les bêtes

Le joli manteau que voilà

Les New-Yorkais aiment leurs animaux de compagnie. Il y a apparemment de l’ordre de 600 000 chiens et 500 000 chats dans la ville (pour 8,6 millions d’habitants), et on voit un chien en promenade à tous les coins de rue. Ceux-ci sont de toutes races et de toute taille ; certains même grands comme des veaux, dont on se demande comment leurs propriétaires arrive à les faire tenir dans un appartement new-yorkais et dont on n’ose imaginer les frais de bouche et de vétérinaire.

L’hiver, c’est le concours du plus joli manteau et au vu de la créativité et de la fantaisie de chacun (forme, matière, couleur, slogan, parfois poches intégrées), on sent le gros marché local du vêtement pour animaux, et du marché de l’animal domestique tout court. Pour s’en convaincre, il suffit d’entrer dans n’importe quelle animalerie et d’admirer la panoplie de vêtements, aliments et autres accessoires, vendu à des prix parfois conséquents. Je crois avoir déjà dit qu’avoir un animal était ici un luxe. Le plus ridicule à mes yeux sont les sortes de chaussons en plastique (généralement couleur fluo) mis à certains chiens pendant leurs promenades ainsi que les chiens promenés en landau spécial – aux dernières nouvelles, les chiens ont des pattes faites pour marcher et le but de la promenade est, mis à part leur faire faire leurs besoins, justement de les dégourdir … Et ne me parlez pas du chien avec nœud rose sur la tête, petit vêtement rose assorti, promené amoureusement par sa propriétaire.

L’animal domestique est également la cible de toute une panoplie de services, qui vont de la garde (à l’heure, à la journée, à la semaine) dans des magasins spéciaux, au spa en passant par le shampouinage à domicile, ou encore l’animalerie avec cuve et douche pour nettoyer sa bestiole en « do-it-yourself ». La seule limite est l’épaisseur du porte-monnaie du propriétaire.

Notre chat est tombé malade récemment et nous avons eu la joie de nous rappeler à quel point le vétérinaire est une machine à fric. Je me suis retrouvé dans la position inconfortable de faire soigner la bestiole, tout en faisant retirer les examens ou prestations que je jugeais inutile à l’aune de ma carte de crédit. Le comble étant la ligne « NC » à $15 à la fin du devis. Explication: « Nous avons remarqué que votre animal a de longues griffes, nous pouvons les tailler si vous le souhaitez ». Ah, donc NC= Nail Clipping. Merci, mais on va s’en passer, je suis là pour qu’il guérisse, pas pour lui offrir un coffret après-midi bichonnage…

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