La vie sauvage

Un des paradoxes de New York, et pas des moindres, est la vie sauvage qui s’y cache. Au quotidien, on a du mal à percevoir la ville autrement que comme un océan de béton où tout a été dûment terraformé, artificialisé, retracé et bâti et, peut-être à tort, ce n’est pas la métropole la plus verte qui vienne à l’esprit. Pourtant, on y rencontre une faune sauvage que l’on ne soupçonnerait. Florilège :

Evidemment, les écureuils, mais qui ne se rencontrent pas qu’à Central Park. En fait on peut en voir dans à peu près tous les parcs et même en-dehors : agrippé au tronc d’un arbre dans la rue, trottinant sur les fils électriques, perché en haut d’un grillage, parfois même fouillant les poubelles.

En ce moment, allez dans n’importe quel parc ou jardin au crépuscule et vous ne manquerez pas d’y voir des lucioles. Avec fatalisme, elles volètent en clignotant entre les pique-niqueurs et les barbecues fumant. Je n’en ai jamais vu autant, même dans les campagnes françaises.

On m’a montré récemment la photo d’un raton-laveur prise à la fenêtre de la cuisine d’un appartement au 4e étage dans Upper West Side. Il était apparemment monté en grimpant le long du lierre.

Il y a quelques mois, une annonce dans le journal du métro avertissait de la présence de coyotes à Central Park, donnait les précautions en cas de rencontre inopinée avec la bestiole – en particulier de protéger son animal domestique – et recommandait de prévenir la police. Je me demande vraiment comment de telles bêtes ont pu arriver là.

Dans le comté de Westchester, juste au nord de la ville, quelqu’un de ma connaissance loge une marmotte qui a élu domicile dans une anfractuosité au fond de son jardin. Il y a quelques mois, la photo d’un ours noir – un petit, pas un grizzli – trottant sur les marches extérieures d’une maison du même comté, tournait sur des groupes locaux Whatsapp.

Pas vraiment la faune qu’on attendrait dans ou à proximité de la plus grande ville d’Amérique du Nord.

P.S:  Vous aurez peut-être noté que cet article sur la vie sauvage est publié un … vendredi. C’est un pur hasard, et ça rend le calembour encore meilleur.

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