Happy Newyorkanniversary

Cela fait aujourd’hui un an pile que nous sommes arrivés à New York. Ça se fête ! Ça tombe bien, le gouverneur de New York partage notre vision des commerces essentiels et a décrété que les Wine & Liquor stores en étaient.

Le lendemain matin, ma femme commençait son nouveau boulot et, dans un état de fraîcheur passablement compromis par le fait d’être arrivés la veille au soir après un vol transatlantique et six heures de décalage horaire, nous nous plongions tête la première dans les joies du commuter local: acheter ses cartes de métro, vérifier la ligne et la destination du train, goûter l’affluence de l’heure de pointe, et sortir du métro dans la cacophonie étourdissante de Midtown. And the rest is history

Le temps a, évidemment, passé vite. Nous nous sommes habitués à notre vie d’expat et à la vie de tous les jours dans la Grosse Pomme. Après un mois dans un AirBnB à Crown Heights (quartier que je déconseille par ailleurs) le temps de trouver une location, nous avons emménagé à Astoria, un quartier dont nous n’avions jamais entendu parler six mois plus tôt, loin des sentiers touristiques et des gratte-ciels mais authentiquement new-yorkais, c’est-à-dire hautement multiculturel. Nous nous y plaisons, y avons déniché un appartement convenable et avons réussi à y fourrer nos affaires qui entre temps voyageaient en container depuis la France. Le chat y a pris ses marques et nous aussi. Depuis, de nouvelles routines ont rythmé notre quotidien et aplani certaines aspérités des premières semaines. Nous ne connaissions à peu près personne sur place avant de venir mais avons progressivement constitué un réseau d’amis et de connaissances, pour l’instant il est vrai essentiellement constitué d’expatriés, francophones ou non.

Tout ne s’est, évidemment, pas passé comme je le prévoyais. Le plus gros imprévu restant, comme à peu près partout sur le globe, l’épidémie de Covid-19 qui a verrouillé New York – devenu le plus gros cluster des États-Unis, même si l’épidémie est entrée dans le pays à partir de l’État de Washington et de ses liaisons aériennes avec l’Asie – fait baisser le rideau à bon nombre de ses commerces, vidé la mégalopole de son trafic et de ses touristes, et cloîtré ses habitants. Le gouverneur de l’État de New York prévoit, sauf contre-ordre de dernière minute, une réouverture progressive de l’État à compter de mi-mai. Celle-ci sera ici aussi à géométrie variable et fonction du nombre des contaminations et du nombre de lits d’hôpital et d’unités de soins intensifs disponibles par endroits. Pas d’autre précision pour l’instant donc nous ne savons pas encore ce qu’il en sera pour la ville de New York.

Malgré tout, l’éloignement avec nos familles et nos amis français nous pèse, surtout face aux incertitudes liées aux voyages internationaux à court et moyen terme. Heureusement que nous avons pu passer deux semaines en France en janvier.

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