Conseil aux expats : Venir avec son animal domestique

Nous sommes les heureux maître d’un chat – ou plutôt, c’est le chat le vrai maître du foyer mais il nous a délégué les formalités pour le faire voyager avec nous – ce qui nous a permis de découvrir les joies du déménagement transatlantique avec un animal de compagnie. Ce n’est finalement pas si compliqué, en tout cas pour un animal « classique » (chat, chien, …). Si vous songez à vous expatrier avec votre boa constrictor, il en sera peut-être différemment.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de quarantaine nécessaire, en tout cas depuis l’Europe. Il faut malgré tout prévoir quelques RDV chez le vétérinaire avant le départ pour que la bestiole soit en règle: le vétérinaire doit établir un passeport pour la bête ainsi qu’un certificat international qui établit en plusieurs langues qu’il (l’animal, pas le vétérinaire) est en bonne santé. Ce passeport doit être établi au plus tôt 3 jours (de mémoire, peut varier suivant les États) avant le départ pour les USA, à ne pas oublier donc dans la to-do list des tout derniers jours. De plus, l’animal doit impérativement être pucé et vacciné contre la rage.

Dans notre cas, tant la préposée à l’enregistrement à Roissy que l’agent d’immigration à JFK ont à peine jeté un coup d’œil à l’animal et à ses papiers, mais je me garderais bien de faire de cette situation une généralité.

Lors de votre visite chez le vétérinaire pour ces formalités, demandez-lui un anxiolytique léger pour le voyage. Il ne vous donnera pas de somnifère, désormais proscrit dans cette situation suite au décès de plusieurs animaux pour cause d’insuffisance respiratoire pendant leur trajet en avion. Néanmoins, l’anxiolytique léger est clairement un confort tant pour l’animal que pour vous. Il reste conscient, peut interagir avec vous, mais stressera peu, et donc vous probablement aussi, pendant ce trajet éprouvant tant par sa longueur que par son stress (bruits, etc.). Notre chat déteste en temps normal être placé dans sa cage et miaule de la première à la dernière seconde, mais il a à peine miaulé pendant les 12 heures du voyage au total (porte-à-porte, en incluant les 7h d’avion, les trajets domicile-aéroport, les formalités à l’aéroport et les innombrables temps d’attente), si bien qu’il a mieux supporté ce voyage que 30 minutes de métro habituellement.

Autre précaution sage : lui acheter un harnais s’il n’en possède pas déjà un, même pour un chat. À l’aéroport de départ, vous devrez tenir l’animal dans vos bras et passer avec lui le portique de sécurité, pendant que sa cage passe aux rayons X avec les autres bagages à main. Il vaut mieux alors que l’animal ait son harnais tenu par vous. Il pourrait être effrayé, sauter de vos bras et courir partout dans la salle, vous voyez le tableau. C’est déjà une expédition, inutile d’en rajouter, surtout quand c’est facilement évitable.

Ici comme ailleurs, il y a un millefeuille de règles fédérales et de règles édictées par votre État de destination, auxquelles s’ajoutent également celles de la compagnie aérienne avec qui vous voyagerez. Les règles fédérales sont assez peu contraignantes, mais celles de l’État peuvent l’être davantage. Enfin, la compagnie aérienne peut imposer des normes ou conditions particulières (ex.: un panier avec des dimensions spéciales) et se réserve généralement le droit de mettre l’animal en soute (pressurisée) si elle le juge trop gros ou trop bruyant. Les chats et chiens de petite taille voyageront normalement en cabine avec vous.

Enfin,une fois arrivé, je conseille d’aller faire enregistrer la bestiole dans une clinique vétérinaire de votre quartier. Cela vous fera gagner du temps, lorsque vous devrez l’amener faire un examen. Très utile aussi, si, comme le nôtre, votre animal suit un régime spécial. En l’occurrence, les croquettes que nous devons lui donner ne sont pas en vente libre aux USA comme en France et doivent ici, pour être commandées, tout site confondu (et introuvables en magasin) avoir impérativement l’accord du vétérinaire local qui confirme que l’animal a bien besoin de ce régime. Il vous faut donc au préalable avoir ajouté votre animal dans le fichier client d’un vétérinaire en précisant ces spécificités.

Gardez à l’esprit qu’avoir un animal est un luxe, en tout cas à New York, comme à peu près tout ce qui sort du triptyque loger-bosser-voiture. Les frais de vétérinaire sont plusieurs fois plus chers qu’en France (Paris inclus) et le coût moyen de la garde d’un animal est de $25 la demi-heure… Il existe des assurances pour animaux mais leurs prix sont à l’avenant des frais de véto et leurs conditions sont bardées de clauses d’exclusion qui laissent l’impression qu’elle ne sont utiles que dans le cas où votre animal doit subir une opération chirurgicale (implicitement hors de prix) sans signe avant-coureur ni résultant d’une pathologie déjà connue.

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