Conseil aux expats : Faire ses courses

Pour faire ses courses, il y a globalement trois options :

  • Les supermarchés de quartier, avec souvent un rayon pour les produits importés
  • Costco, dédié aux achats en gros et qui nécessite de souscrire à un abonnement
  • Les supermarchés plus « premiums » ou de niche, tels Wholefood Market, Trader Joe’s ou Green Bay

Dans tous les cas, la première chose à retenir est qu’il faut faire ses courses à plusieurs endroits pour couvrir le spectre de ses besoins. Un produit commun chez l’un est introuvable chez le concurrent et réciproquement. Chacun fait régulièrement des offres promo qui font qu’ils seront moins cher pour un produit, tandis qu’un concurrent se démarquera pour un autre produit ou une autre famille de produits.

Trader Joe’s propose une large gamme de produits bio et de produits de meilleur qualité à prix raisonnables, y compris fruits et légumes, mais plusieurs familles de produits courants sont absentes de leurs rayons. De plus, ils sont pour l’instant concentrés à Manhattan et Downtown Brooklyn.

À part chez ce dernier, trouver des fruits et légumes de qualité, et tant qu’à faire bios, est un parcours du combattant. Le choix est maigre et de longs voyages et séjours en frigo leur font perdre en texture et en saveur. Et bien sûr, le prix à la livre est grosso modo équivalent au prix au kilo en France. Par ailleurs, la clientèle n’a visiblement pas grand chose à faire de la saisonnalité des produits ni du « manger local » car l’achalandage est peu ou prou invariant tout au long de l’année. Melons, raisins, fraises, pour ne citer qu’eux, sont présents en bonne place quelle que soit la saison, seule leur origine varie éventuellement pour assurer l’approvisionnement continu. Par exemple, les myrtilles viennent du Mexique en été et du Pérou en hiver. Dans tous les cas, à quelques exceptions près, les fruits et légumes viennent soit de Californie soit du Mexique, ce qui dans les deux cas n’est pas la porte à côté, vu de New York City. Les AMAP et les quelques rares marchés locaux qu’il faut bien chercher sont les seuls endroits où l’on peut trouver des produits en provenance de l’État de New York et des États voisins. Enfin, pragmatisme et praticité ont tôt fait de prendre l’ascendant sur la nature et l’authenticité, si bien que le raisin sans pépins est ici la règle.

Je suis également toujours surpris de l’étiquetage non systématique des produits en rayon. Dans certains supermarchés, certains produits n’ont pas de prix affichés, généralement ce sont les mêmes endroits qui ne proposent pas de borne de lecture des codes barre, si bien que prendre ces produits revient à aimer les surprises – rarement bonnes – lors du passage en caisse.

Le consommateur scrupuleux n’oubliera pas de vérifier deux choses en faisant ses courses : la date de péremption des produits frais et la liste des ingrédients. La péremption est régulièrement mal gérée, surtout chez les supermarchés de quartier, et il est fréquent de trouver des produits laitiers périmés. Les États-Unis sont beaucoup plus souples et permissifs que l’Europe sur les ingrédients, et l’amidon de maïs modifié ou le sirop de glucose-fructose, entre autres, ont le vent en poupe, sans parler des produits archi-sucrés ou salés. Ne pas accorder le moindre crédit aux produits – typiquement des pâtisseries et gâteaux – qui se vendent pompeusement comme une recette authentique fabriquée depuis des générations par une entreprise familiale et exclusivement avec les meilleurs produits, alors qu’au dos, la liste des ingrédients est longue comme un formulaire d’impôts et l’on y chercherait vainement des produits naturels.

À noter que depuis le 1er mars, les sacs de plastique à usage unique sont interdits dans l’État de New York. Une révolution pour beaucoup de commerces qui jusque là les fournissaient à la pelle, et également pour les clients chez qui l’habitude de venir avec ses sacs réutilisables n’est pas encore ancrée. Il leur faut à présent anticiper et avoir des sacs sur eux, là où auparavant l’immense majorité se pointait en caisse les mains dans les poches, dans le confort relatif de l’achat compulsif.

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